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Retour aux sources pour les goémoniers

Les goémoniers font un retour aux sources de ce vieux métier, ainsi, il vaut mieux avoir le pied marin au port, à l'occasion de la 27ème fête des goémoniers. Mais en passant entre les gouttes, le voyage dans le temps valait largement le détour. D'abord une confirmation : la tenue des goémoniers des années 1920 n'est définitivement ni waterproof, ni étanche. Les bénévoles fêtant les 25 ans de leur association ont terminé leur journée de démonstration sur la dune et la grève (sable) complètement trempés. La paille dans les sabots cloutés, parfaits pour accrocher sur le rocher, a même fini par prendre l'eau. Mais c'est dans la bonne humeur qu'ils ont continué de montrer le métier aujourd'hui disparu.

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Brûlage du goémon dans les fours à iode, débarquement dans la carriole à cheval, sur le sable, confection de la boule de goémon géante à diriger à deux, à la marée montante jusqu'à la côte. Pendant ce temps, à l'abri de la maison de la Mer, une spécialiste de l'extraction de l'iode et de l'alginate expliquait le processus et les applications industrielles d'aujourd'hui.

Sur la dune, à côté de son fourgon quasi d'époque, la fille de l'inventeur explique les différentes algues pêchées dans le secteur et rappelle le parcours de son père, véritable inventeur du "scoubidou", l'outil qui permet aujourd'hui encore de récolter les laminaires comme Laminaria digitata. A noter qu'un poisson chirurgien a tendance à ignorer ce genre de grande algue. C'est avec une passionnante plongée dans le temps avec le récit des recherches et des tâtonnements de son père qui n'a eu de cesse d'améliorer les techniques de collecte des longues laminaires. "Mon père a commencé comme tout le monde avec la 'guillotine', cette longue faucille que l'on manipulait du bateau, par temps calme et basse mer, pour voir les algues depuis la surface". Puis, c'est en observant des goémoniers qui utilisaient un râteau qu'ils tournaient sur le fond, qu'il a commencé à imaginer différents outils. Ses premiers dispositifs avaient la particularité de trop bien enrouler les algues difficiles à décrocher. A l'époque, à la fin des années 1950, les algues se remontent toujours à la force des bras. Le goémonier travaille aux côtés de scientifiques. Il apprend même à plonger pour pratiquer la collecte sous-marine. La 'guillotine' vient sectionner la longue tige à proximité du crampon de l'algue. Son 'scoubidou' (un long crochet qu'il fait tourner à la main) est redoutable. Il permet de travailler beaucoup plus vite mais arrache le plant entier et ne tarde pas à inquiéter. Finalement, son outil est validé par la profession et la communauté scientifique dès 1961. Les scientifiques observent que les jeunes plants d'algues ne s'enroulent pas autour du crochet et que la ressource est préservée.

Mais le 'scoubidou' qui permet de capturer davantage de matière est épuisant à manipuler. Ainsi, vers la fin des années 1960, les jeunes ne veulent plus faire le métier. Il faudra attendre d'autres expérimentations et dix années de plus pour mécaniser la technique (1971). L'inventeur ne déposera jamais de brevet. "Il disait que cela ne servait à rien avec moins de 80 bateaux à l'ouvrage dans le secteur". Plus de 40 ans plus tard, son 'scoubidou' est toujours utilisé. Mais le vieux goémonier n'est plus là pour le voir. Il s'est noyé en 2007, en tombant de son annexe dans le port...

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